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 Instruments de musique japonaise

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xsaga2001
Clamp Forever
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MessageSujet: Instruments de musique japonaise   Jeu 11 Nov - 13:49

Instruments de musique japonaise



Le koto


D’origine chinoise, le koto est une cithare sur table, d’environ 2 mètres de long. Il est apparu au Japon durant l'époque de Nara (553-794). C’est un des rares instruments d’origine typiquement chinoise. En Chine, nous retrouvons 2 types principaux de cithare sur table : un premier sans chevalets et un deuxième avec chevalets. Le koto provient du deuxième instrument. À l’origine, le mot koto faisait référence à tout instrument à cordes pincées. Plus tard, le nom en vint à désigner uniquement la cithare sur table. Durant la période de Nara, on retrouvait deux instruments de cette famille : le gaku-so, avec 12 ou 13 cordes, et le wagon avec 6 cordes. Le gaku-so était utilisé dans l’ensemble de Gagaku, la célèbre musique de cour japonaise. L’instrument est joué avec des plectres, appelés tsume, placés au pouce, au majeur et à l’index. Une version à 2 cordes, le nigenkin, existe ainsi qu’une autre version à une corde unique, le ichigenkin. Il existe un koto basse à 17 cordes qui a été créé au début du 20e siècle par le compositeur et interprète du koto Michio Miyagi, ainsi que des versions à 20, 25 et même 30 cordes.

Au XVIIe siècle, on commença à utiliser le koto pour accompagner des danses et à faire partie de petits ensembles. Précédemment, il servait uniquement à accompagner les chanteurs. Un nouveau répertoire a alors été créé et ce, à partir du répertoire de shamisen (un luth à trois cordes recouvert de peaux de serpent, de chat ou de chien). En fait, ce nouveau répertoire est à la source du répertoire de musique de chambre japonaise qu’on connaît aujourd’hui. Jusqu’à cette époque, le koto servait principalement à accompagner les chanteurs, sans toutefois avoir la popularité du shamisen. Faisant suite à ces changements, la popularité du koto augmenta considérablement.

Au XXe siècle, des musiciens ont tenté de moderniser le jeu du koto à partir de principes musicaux occidentaux. Ces développements ont porté fruit. Le premier instigateur de ces développements est l’interprète du koto et compositeur Michio Miyagi, un musicien qui devint aveugle à l’âge de 6 ans. Il est décédé en 1957. Un autre musicien qui poussa encore plus la modernisation du jeu du koto est Tadao Sawai; interprète du koto et compositeur de très grand talent, il est décédé en 1998. Il modifia presque complètement le jeu du koto en le rendant beaucoup plus rythmique et virtuose.

Le shakuhachi


Le shakuhachi est arrivé de Chine avec l’ensemble de Gagaku à l’époque de la dynastie des Tang (618-907). À cette époque, l’instrument avait 6 trous, comme l’instrument chinois d'aujourd’hui, le xiao. Vers le IXe siècle, on le retira de l’ensemble de Gagaku. Au Xe siècle, quatre moines chinois seront invités à enseigner le xiao à des moines japonais. L’instrument les captivera graduellement. Une version à 5 trous sera créée et utilisée à l'époque. Mais ce ne sera pas avant le XIIIe siècle que les moines de la secte buddhistes Fuke commenceront à l’utiliser en remplacement de la récitation chantée des sutras bouddhistes.

À l’ère d’Edo (1615-1868), le shakuhachi sera totalement transformé. Jusqu’à cette époque, similaire au xiao chinois, il était mince et allongé. Les fabriquants utilisèrent un bambou plus épais. À l’ère d’Edo, le nouveau shogun réussit à unifier le pays et à y instaurer la paix. Les samouraïs n’avaient plus rien à faire du fait qu’ils ne pouvaient plus se battre. Plusieurs sont devenus des ronin, c’est-à-dire des samouraïs sans maître, et ont joints les rangs de moines itinérants de la secte Fuke, appelé komuso ou moine du vide. Ceux-ci quêtaient en jouant du shakuhachi sur la rue, portant un chapeau de paille. Déguisés en moines, ces ronin devinrent des espions pour le shogun, utilisant parfois leur shakuhachi pour se battre.

Au XXe siècle, le shakuhachi a subit d’autres changements. Au début du XXe siècle, un nouveau style a été créé, un style largement influencé par les principes de la musique occidentale, incluant développer une nouvelle notation. À la fin des années 1950, un shakuhachi a sept trous a été créé dans l’espoir de pouvoir interpréter des pièces occidentales. Il n’attira pas l’intérêt des musiciens plus traditionalistes et même les occidentaux qui, tous, préfèrent la version originale à cinq trous. Toutefois, il s’avéra être un bon instrument pour interpréter des chants folkloriques. Un autre développement d’importance est le fait qu’un grand nombre d’occidents s’intéressent suffisamment au shakuhachi, au point d’obtenir leurs titres de shi-han.

La notation du koto et du shakuhachi

La notation musicale en musique japonaise traditionnelle est différente de la notation occidentale, bien qu'elle en ait été influencée depuis les débuts du XXe siècle. Elle est encore utilisée. Toutefois, on retrouve à l'occasion des partitions écrites en notation occidentale.

Une des principales particularités de la notation japonaise est que chaque instrument a sa propre notation, que ce soit pour le koto, le shakuhachi, ou tout autre instrument. Les notes d'une partition de koto sont représentées par les chiffres des cordes. Le koto ayant 13 cordes, les chiffres de 1 à 10 sont utilisées pour les 10 premières cordes (à partir de la plus basse) et 3 caractères particuliers pour les 3 dernières cordes. Par contre, les notes d'une partition de shakuhachi sont représentées par des caractères qui représentent les doigtés de l'instrument. Quelques notes peuvent être produites par des doigtés différents, créant ainsi des changements de timbre. Un caractère spécifique a été créé pour chacun de ces doigtés. Par ailleurs, les partitions pour tous les instruments se lisent de haut en bas et de droite à gauche, comme l'écriture traditionnelle japonaise.

Le shamisen


Le shamisen est une sorte de luth à trois cordes importé de Chine au milieu du 16e siècle. D'abord introduit dans l'île d'Okinawa, il fit son apparition dans les autres îles de l'archipel japonais au début de l'ère Edo (1603 - 1868).


Il devint rapidement l'instrument de prédilection des geishas et prit place dans les orchestres de kabuki (une des formes traditionnelles du théâtre japonais). La caisse de résonance carrée du shamisen est généralement en bois de santal recouvert d'une peau de chat ou de chien. Les cordes sont en soie ou en nylon. On joue du shamisen à l'aide d'un plectre en bois ou en ivoire, comme on joue du banjo.


Le shamisen est l'instrument d'accompagnement des chants populaires (ji uta, ko uta, etc...) en vogue pendant l'ère Edo.

Le taiko


Taiko est un terme générique pour désigner les différentes sortes de tambours japonais qui furent introduits au Japon au 7e siècle par des musiciens coréens et chinois.

Le taiko traditionnel est un tonneau en bois dont l'ouverture supérieure est recouverte par une peau tendue de daim ou de cheval.

On joue généralement du taiko à l'aide de deux courtes baguettes en bois (bâchi).

Parmi les nombreux tambours japonais, les plus communs sont l'ôdaiko (grand tambour à deux faces décorées), le tsuri daiko (sorte de gong), le kakko (petit tambour utilisé dans les orchestres de musique de cour), le tsuzumi (un petit tambour à double face en forme de sablier) et l'uchiwa daiko (tambourin muni d'un manche).

Le biwa


Le biwa est une sorte de luth d'origine chinoise qui fut introduit au Japon à l'époque Nara (710 - 794). A la cour impériale il servait alors d'instrument d'accompagnement des danses traditionnelles (bugaku).

La pratique du biwa déclina au début de l'ère Heian (794 - 1185) avant d'être remise au goût du jour par des moines (biwa hôshi) de la secte Tendaï. Ceux-ci, souvent aveugles, parcouraient tout le pays en chantant des légendes anciennes au son du biwa.

Il existe plusieurs variétés de biwa, chaque variété se différenciant d'une autre par le nombre de cordes (4 ou 5) et le nombre de chevalets (3 à 9). Ainsi on distingue le biwa à quatre cordes et quatre chevalets (Heike biwa, très en vogue dans la classe des samouraïs à l'époque médiévale), celui à quatre cordes et trois chevalets (bugaku biwa) ou encore le shigen biwa (à quatre cordes et neuf chevalets).

On joue du biwa à l'aide d'un large plectre en bois ou en ivoire, comme on joue du banjo.

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